Il dort, il fait nuit. Il se lève à moitié, il fait nuit. Il se relève, il fait nuit. Il met une tartine dans le toasteur, il fait nuit. Il entre dans sa douche, il fait nuit. Il sort de chez lui, il fait nuit. Il croise un voisin à qu'il ne dit pas bonjour, il fait nuit. Il attend dans le bus, il fait nuit. Il salue un collègue, il fait nuit. Il est assis dans son bureau, il fait jour. Il s'encourage, il fait jour. Il prend un café, consulte ses mails, il fait jour. Il répond au téléphone, il fait jour. Il prend un café, va aux toilettes, il fait jour. Il entend son collègue rentrer, il fait jour. Il entend son collègue pisser et pleurer, il fait jour. Il mange à la cantine avec sa carte prépayée, il fait jour. Il prend un café, travaille et digère, il fait jour. Il baille, il fait jour. Il s'impatiente, il fait jour. Il est pressé de partir, il fait jour. Il prend une tisane, il fait jour. Ses collègues travaillent, il fait jour. Il travaille à son tour, il fait jour. Il sort, il fait nuit. Il place un lapin dans son four, il fait nuit. Il fait une prière, il fait nuit. Il se relève, il fait nuit.
samedi 14 septembre 2013
mardi 10 septembre 2013
L'insecurité encore! Cette France qui se tiers-mondialise
Cet article sera une répétition sur la sécurité. Mais on n'est jamais assez prudent.
On a déjà parlé des mystérieux
voyous qui viennent de pays inconnus et
qu’il faut reconnaitre à leurs tatouages. Plus dangereux qu’un jeune des cités,
plus perfide qu’un Chinois qui achète tout, plus voleur qu’un manouche, surtout cédez à la panique, voire à la paranoïa, il y a de
quoi être terrifié jusqu’aux prochaines élections.
Cette affaire a
raisonné très, très loin dans ma caboche postcommuniste. Héritière d’un Gaston
Lagaffe qui a du exacerber plus d’un des meilleurs apparatchiks avec ces combines
foireuses, j’ai quelques anecdotes qui me
sont soudainement revenues d’une autre vie.
Des loseurs de sicaires géorgiens qui oublient l’adresse,
des faussaires roumains trop flambeurs, des athées bulgares peintres de vraies
fausses icônes orthodoxes et surtout des marins russes voleurs d’une cargaison
de chaussures en carton destinées aux enterrements…
Et pour ne pas reprocher un jour à la Bakchichenne de n'avoir rien dit, sachez que l’autre,
celui qui est censé faire très peur, devient un fantôme.Un autre article vous l'expliquera bien mieux que moi: L’identité
est notre antidépresseur, elle nous est indispensable […] L’identité est donc un moment incontournable de la constitution de
l’humain, mais elle risque de s’ériger en absolu, en dogme. Et, alors, les
conflits identitaires dégénèrent en crispations communautaires et guerres de
religions. Lire l'article
lundi 9 septembre 2013
Prostitution, déforestation, et échelle de Kardashev
Imaginez une bouche géante suspendue du ciel qui viendrait sucer ça et là des arbres. Du jamais vu. Et pourtant...
L'échelle de Kardashev (Nikolaï Semionovitch Kardashev, 1932-?) a donné à l'humanité, des Papous aux traders, une feuille de route compatible avec communisme, capitalisme (la paix entre les peuples, toujours), et libéralisme (la liberté, toujours), pour les millions d'années à venir, c'est-à-dire qu'elle sera appliquée par tous les régimes politiques et économiques non-inventés encore. Toi, moi, lui, Lucie, nous, eux sommes soumis (en connaissance de cause depuis les années 60) au même destin : consommer l'énergie de l'Univers, et donner aux femmes la place d'honneur de l'être qui pompe. Avec un adjectif, proposé par le régime de la liberté patriarcale et castratrice : durable, sustainable in english.
L'équation est simple : notre civilisation est encore de type 0 sur l'échelle de Kardashev, qui va jusqu'à III. Hyperpuissant camarade, la route est par conséquent longue. Par exemple, une civilisation de type II est capable de construire une structure autour du Soleil destinée à en collecter l'énergie. C'est ainsi qu'une civilisation de type III créera des Univers. Supervictorieux camarade, tu as bien lu, et je vois déjà tes mirettes voltiger en orbite autour d'une Terre à trois Couilles.
La route est longue... et c'est là tout le drame de cette théorie. Car quel camarade accepterait, dans les 80 pauvrettes petites années de sa vie minuscule, de ne pas vivre ne serait-ce que l'infime passage de notre civilisation d'un stade de 0.7 à 0.8 (le chiffre après la virgule est une précision apportée par Carl Sagan) ? Celui-là ne serait ni hyperpuissant ni supervictorieux, mais une vulgaire poussière cosmique, et puis, durable, d'accord, mais le camarade veut voir le résultat. Il est donc nécessaire d'accélérer les choses. Pompons, pompons, et qu'il n'en reste rien. La machine est lancée, les bloody élitistes ont le droit de se trouver une autre galaxie, avec une autre échelle.
Tailler une pipe équivaut à 3 watts d'énergie consommée. C'est peu. Or, pour atteindre le niveau civilisationnel de 0.8, il faut mobiliser dix puissance dix-sept watts. Une seule solution : la création de bouches faméliques afin de sucer les séquoias géants des hyperpuissants camarades.
dimanche 8 septembre 2013
Billet de camaraderie
Super-victorieux et hyper-puissants camarades,
La bakchichienne cherche inlassablement à comprendre comment on s’y prend pour alimenter l’imaginaire collectif des masses lorsque l'on écrit dans un grand journal (de droit comme de gauche). Où bien lorsque l'on papote à la télé.
La bakchichienne a choisi de manière partiale* un exemple: les cambrioleurs géorgiens.
Le phénomène des cambrioleurs géorgiens est un fait divers relativement récent. Idem pour les Roms de l’Est (en tout cas pas avant 1989).
Il s’agit donc d’un transfert de message nouveau (alarmant ou pas) sur un terrain dépouillé. Dépouillé, car nous savons peu de choses sur ces nouveaux étrangers. En effet, qui pourra citer sans réfléchir la capitale de la Géorgie ou la monnaie locale de l’Arménie, etc.
Si je ne m’embrouille pas dans mes souvenirs, il me semble que le schéma du mythe proposé par Lévi-Strauss disait que le nouveau message ne peut être transféré que lorsqu’il se greffe sur un imaginaire préexistant.
Hélas, je ne trouve ni la source, ni la citation exacte, mais grosso modo, lorsqu’ils ont donné de l’argent aux indigènes, ces derniers au lieu de faire un poker ou se mettre à spéculer avec, ont décoré leur habit. Ce qui signifie qu’ils ont détourné l’usage en se référant à leur culture de base, en greffant le message sur leur imaginaire.
Revenons aux géorgiens. Dans l’article du Frigidaire, l’image que le journaliste utilise pour illustrer ses recherches d’investigation est tirée du film Les Promesses de l’ombre de David Cronenberg.
De ce fait, je souhaite savoir sans froisser personne, pourquoi le journaliste se base sur une œuvre cinématographique qui est par définition une fiction :
*En effet, la bakchichienne n’est pas très nette administrativement et
psychologiquement parlant. Elle qui s’incruste dans un espace de pensée et de
vie qui n’est pas le sien, a donc quelques problèmes de culpabilité identitaire.
La bakchichienne cherche inlassablement à comprendre comment on s’y prend pour alimenter l’imaginaire collectif des masses lorsque l'on écrit dans un grand journal (de droit comme de gauche). Où bien lorsque l'on papote à la télé.
La bakchichienne a choisi de manière partiale* un exemple: les cambrioleurs géorgiens.
Le phénomène des cambrioleurs géorgiens est un fait divers relativement récent. Idem pour les Roms de l’Est (en tout cas pas avant 1989).
Il s’agit donc d’un transfert de message nouveau (alarmant ou pas) sur un terrain dépouillé. Dépouillé, car nous savons peu de choses sur ces nouveaux étrangers. En effet, qui pourra citer sans réfléchir la capitale de la Géorgie ou la monnaie locale de l’Arménie, etc.
Si je ne m’embrouille pas dans mes souvenirs, il me semble que le schéma du mythe proposé par Lévi-Strauss disait que le nouveau message ne peut être transféré que lorsqu’il se greffe sur un imaginaire préexistant.
Hélas, je ne trouve ni la source, ni la citation exacte, mais grosso modo, lorsqu’ils ont donné de l’argent aux indigènes, ces derniers au lieu de faire un poker ou se mettre à spéculer avec, ont décoré leur habit. Ce qui signifie qu’ils ont détourné l’usage en se référant à leur culture de base, en greffant le message sur leur imaginaire.
Revenons aux géorgiens. Dans l’article du Frigidaire, l’image que le journaliste utilise pour illustrer ses recherches d’investigation est tirée du film Les Promesses de l’ombre de David Cronenberg.
De ce fait, je souhaite savoir sans froisser personne, pourquoi le journaliste se base sur une œuvre cinématographique qui est par définition une fiction :
a)
Parce qu’il a lu Lévi-Strauss et
il sait que tout message nouveau doit se référer à l’imaginaire préexistant.
Donc, il a décidé de prémâcher ou accélérer le travail d’assimilation du lecteur (en supposant
que son lecteur ait vu le film).
b)
Parce qu’il devait boucler l’article rapidement, car sa
femme ovulait ce jour ?
samedi 7 septembre 2013
L'insécurité: où va-t-on?
Si vous apercevez ces symboles (généralement accompagnés d'une forte odeur de Vodka), n'hésitez pas à réagir sur notre forum. Les meilleurs témoignages seront publiés. Le gagnant recevra une turlutte ou autre gâterie par la rédaction (notamment par la rédactrice bulgare ou par le rédacteur mi-tchèque, un après l'autre dans l'ordre au choix ou bien en même temps, selon...) à emporter ou sur place*.
Chacun sa religion, chacun son parachute
Et je mets mon foulard quand j’vais à la turlutte
* jeu confidentiel, dans un esprit républicain de déculpabilisation mutuelle, sans obligation d'achat, net de taxe
I wrestle bears. ça alors?!
ST. PETERSBURG (The Borowitz Report)—Hopes
for a positive G20 summit crumbled today as President Obama blurted to
Russia’s Vladimir Putin at a joint press appearance, “Everyone here
thinks you’re a jackass.”
The press corps appeared stunned by the uncharacteristic outburst from Mr. Obama, who then unleashed a ten-minute tirade at the stone-faced Russian President.
“Look, I’m not just talking about Syria,” Mr. Obama said. “What about Pussy Riot? What about your anti-gay laws? Total jackass moves, my friend.”
The press corps appeared stunned by the uncharacteristic outburst from Mr. Obama, who then unleashed a ten-minute tirade at the stone-faced Russian President.
“Look, I’m not just talking about Syria,” Mr. Obama said. “What about Pussy Riot? What about your anti-gay laws? Total jackass moves, my friend.”
As Mr. Putin narrowed his eyes in frosty silence, Mr. Obama seemed to warm to his topic.
“If you think I’m the only one who feels this way, you’re kidding yourself,” Mr. Obama said, jabbing his finger in the direction of the Russian President’s face. “Ask Angela Merkel. Ask David Cameron. Ask the Turkish guy. Ask the Bulgarian girl. Ask the French gay. Ask Bakchich duw humor. Every last one of them thinks you’re a dick.”
Shortly after Mr. Obama’s volcanic performance, Mr. Putin released a terse official statement, reading, “I should be afraid of this skinny man? I wrestle bears.”
After one day of meetings, the G20 nations voted unanimously on a resolution that said maybe everyone should just go home.
Alexander Zemlianichenko/AP
http://www.newyorker.com/online/blogs/borowitzreport/2013/09/g20-ends-abruptly-as-obama-calls-putin-a-jackass.html
“If you think I’m the only one who feels this way, you’re kidding yourself,” Mr. Obama said, jabbing his finger in the direction of the Russian President’s face. “Ask Angela Merkel. Ask David Cameron. Ask the Turkish guy. Ask the Bulgarian girl. Ask the French gay. Ask Bakchich duw humor. Every last one of them thinks you’re a dick.”
Shortly after Mr. Obama’s volcanic performance, Mr. Putin released a terse official statement, reading, “I should be afraid of this skinny man? I wrestle bears.”
After one day of meetings, the G20 nations voted unanimously on a resolution that said maybe everyone should just go home.
Alexander Zemlianichenko/AP
http://www.newyorker.com/online/blogs/borowitzreport/2013/09/g20-ends-abruptly-as-obama-calls-putin-a-jackass.html
Bakchich est inconsolable
Mi-femme, mi-homme, mi- d’ici, mi- de là,
Mi-drôle, mi-enragé, Bakchich attend.
Désarmé, mais baraqué,
Dès le départ niqué,
Corruptible par le cul,
Le plan de la taule tatoué sur la main,
Bakchich est vaniteux et vain.
Mi-drôle, mi-enragé, Bakchich attend.
Désarmé, mais baraqué,
Dès le départ niqué,
Corruptible par le cul,
Le plan de la taule tatoué sur la main,
Bakchich est vaniteux et vain.
jeudi 5 septembre 2013
Loi 970 : crime d'État
Nous n'allons pas parler d'une série à-la-con diffusée sur les chaînes de télé. Mais d'une loi, la 970, votée par un État en partenariat avec d'autres.
Pour servir les intérêts de groupes agro-alimentaires, et comme s'il s'agissait de donner un nouvel exemple de comment génère-t'on une crise, une grande messe a été organisée tout le printemps dernier au casino mondialisé-pour-qui-peut, où chacun misait aussi bien avec des graines qu'avec des armes. Souvenez-vous, tous les coups étaient permis (Snowden). Aujourd'hui, le croupier est déjà parti installer sa roulette au prochain G20, et les joueurs accompagnés de leurs services juridiques en robe longue comme celle de la Mort, sirotent leurs victoires à bord de yachts dont la seule obligation d'escale —il est important de s'occuper des derniers détails— est la Colombie.
Ce pays connait depuis juin une grève des agriculteurs, qui est en train de se généraliser : industrie pétrolière, mineurs, routiers, santé, rejoint dernièrement par un lot de 20.000 étudiants.
En Europe, au moins de juin, une loi, qui interdit l'échange de semences entre voisins de quartier, a été proposée par la Commission.
En Colombie, au même mois de juin, une loi sortie du chapeau d'accords internationaux pour la paix (toujours), somme le gouvernement colombien de créer une situation de monopole (légal, donc) sur les semences importées, soi en faveur des groupes "agro-alimentaires" qui s'accaparent des terres, les déforestent, puis engagent des milices paramilitaires pour la jardinerie. Contre ses propres agriculteurs, l'État colombien, main dans la main avec ses grands propriétaires, file fric et feu vert à Cargill, Syngeta, Limagrain, Monsanto, Mahrev etc., afin qu'ils installent ça et là leurs accélérateurs darwiniens de particules toutes pareilles. Si vous connaissez l'un de ces, grands, groupes pour la plupart européens, chinois, japonais, américains, russes, vous les connaissez tous : leurs méthodes sont identiques, et les dirigeants se contentent de jouer au jeu des chaises musicales entre tête de la banque, tête de la boîte, tête de l'État... les têtes s'enfourchent.
Au moins de juin, en Europe, celle sanguinolente de Michel apparaissait sur l'écran de sa télé. Interviewé dans son quartier cossu de Bruxelles, il exprimait sa colère à ne plus pouvoir, son dimanche, réutiliser ses semences, puis les échanger, le soir dans la semaine, avec son voisin René.
"La bourgeoisie s'est trouvée incapable de résoudre les problèmes majeurs auxquels son existence a donné naissance : le problème colonial et le problème du prolétariat..." (Aimé Césaire)
En Colombie, le secteur agricole, qui assure la souveraineté alimentaire du pays, s'est fait labouré —au diable, les souverains. Et ont été épandues dans les champs du pays, sur le modèle de notre agriculture, les enseignes lumineuses de trusts transnationaux, termes signifiant dans la bouche d'un poète réaliste et constructiviste que je voudrais êêêtre, le gris du mélange des couleurs primaires : une multi, un état, un fond d'investissement, un grand propriétaire. La nuit, tous les chats sont gris à Las Vegas.
Mais, à Bakchich d'humeur, finalement, on s'en fout des petits colombiens comme des grands. C'est pas avec eux qu'on boit notre coca. En revanche... Michel, René, Dédé, Jean-Jacques, Youssef-et-Martine, dont les mentalités baignent toujours dans le colonialisme alors qu'ils sont certains que la lutte des classes s'est arrêtée le 31 décembre 1999 à minuit... ça, on peut en causer et se divertir avec.
"... car il s'agit là d'un même problème dont on se condamne à ne rien saisir dès l'instant où on le dissocie" (Raoul Vaneigem)
Ampoule
Pour servir les intérêts de groupes agro-alimentaires, et comme s'il s'agissait de donner un nouvel exemple de comment génère-t'on une crise, une grande messe a été organisée tout le printemps dernier au casino mondialisé-pour-qui-peut, où chacun misait aussi bien avec des graines qu'avec des armes. Souvenez-vous, tous les coups étaient permis (Snowden). Aujourd'hui, le croupier est déjà parti installer sa roulette au prochain G20, et les joueurs accompagnés de leurs services juridiques en robe longue comme celle de la Mort, sirotent leurs victoires à bord de yachts dont la seule obligation d'escale —il est important de s'occuper des derniers détails— est la Colombie.
Ce pays connait depuis juin une grève des agriculteurs, qui est en train de se généraliser : industrie pétrolière, mineurs, routiers, santé, rejoint dernièrement par un lot de 20.000 étudiants.
En Europe, au moins de juin, une loi, qui interdit l'échange de semences entre voisins de quartier, a été proposée par la Commission.
En Colombie, au même mois de juin, une loi sortie du chapeau d'accords internationaux pour la paix (toujours), somme le gouvernement colombien de créer une situation de monopole (légal, donc) sur les semences importées, soi en faveur des groupes "agro-alimentaires" qui s'accaparent des terres, les déforestent, puis engagent des milices paramilitaires pour la jardinerie. Contre ses propres agriculteurs, l'État colombien, main dans la main avec ses grands propriétaires, file fric et feu vert à Cargill, Syngeta, Limagrain, Monsanto, Mahrev etc., afin qu'ils installent ça et là leurs accélérateurs darwiniens de particules toutes pareilles. Si vous connaissez l'un de ces, grands, groupes pour la plupart européens, chinois, japonais, américains, russes, vous les connaissez tous : leurs méthodes sont identiques, et les dirigeants se contentent de jouer au jeu des chaises musicales entre tête de la banque, tête de la boîte, tête de l'État... les têtes s'enfourchent.
Au moins de juin, en Europe, celle sanguinolente de Michel apparaissait sur l'écran de sa télé. Interviewé dans son quartier cossu de Bruxelles, il exprimait sa colère à ne plus pouvoir, son dimanche, réutiliser ses semences, puis les échanger, le soir dans la semaine, avec son voisin René.
"La bourgeoisie s'est trouvée incapable de résoudre les problèmes majeurs auxquels son existence a donné naissance : le problème colonial et le problème du prolétariat..." (Aimé Césaire)
En Colombie, le secteur agricole, qui assure la souveraineté alimentaire du pays, s'est fait labouré —au diable, les souverains. Et ont été épandues dans les champs du pays, sur le modèle de notre agriculture, les enseignes lumineuses de trusts transnationaux, termes signifiant dans la bouche d'un poète réaliste et constructiviste que je voudrais êêêtre, le gris du mélange des couleurs primaires : une multi, un état, un fond d'investissement, un grand propriétaire. La nuit, tous les chats sont gris à Las Vegas.
Mais, à Bakchich d'humeur, finalement, on s'en fout des petits colombiens comme des grands. C'est pas avec eux qu'on boit notre coca. En revanche... Michel, René, Dédé, Jean-Jacques, Youssef-et-Martine, dont les mentalités baignent toujours dans le colonialisme alors qu'ils sont certains que la lutte des classes s'est arrêtée le 31 décembre 1999 à minuit... ça, on peut en causer et se divertir avec.
"... car il s'agit là d'un même problème dont on se condamne à ne rien saisir dès l'instant où on le dissocie" (Raoul Vaneigem)
![]() |
| Les étudiants colombiens, source Bilaterals |
mardi 3 septembre 2013
La sextape de Manuel Valls
Prendre du plaisir.
La rédaction, perdue il y a encore peu dans les affres de la tragédie déliquescente de son propre désespoir, réagit. Désormais, nos billets véhiculerons l'amour : nous avons installé une caméra chez le ministre de l'intérieur afin que tout le monde aille en prison. Si la logique n'apparaît pas aux lecteurs, la rédaction rappelle que le ministre a la possibilité, dans ses salons ignorés, de choisir l'écran qui, parmi la dizaine de milliers affichés entre les tableaux hérités de notre passé colonial, sera celui de la sextape de ce soir. L'amour incombant que l'échange paraisse équitable, nous assumons l'entier honneur de pouvoir s'adresser d'égal à égal avec un homme de la Nation. En vue de se prémunir d'une attaque de la Ligue pour l'égalité des genres, dont le travail nuit à la domination patriarcale et castratrice*, Bakchich d'humeur inclut dans son récit une femme elle-aussi de la Nation, et réitère ses prises de position en prose réaliste lors du mariage anti-gay.
Et puis, on vous aurait écrit le véritable titre de l'article que vous n'auriez pas cliqué :
Christiane Taubira et Mauel Valls, ou étude comparée entre un trampoline et la part animale qui dicte les décisions de quelqu'un désirant ardemment un autre bien que le haïssant.
Manuel pousse la porte. Christiane fume.
Fin de transcription.
La rédaction propose à ses lecteurs de puiser dans leur parcours personnel les images qui illustrent l'étude tout en permettant de passer directement à sa conclusion : la polémique :
À l'instar du concept de discrimination positive, et raccordant le souhait de Jésus à l'objectif de notre civilisation judéo-chrétienne, l'empathie devient obligatoire. Si bien que la réforme de la justice ne se fera pas tant que chaque individu n'aura pas été en prison, ni n'aura récidivé. Les tribunaux ont pour ordre de faciliter l'accès à la morale.
* l'intensité de la domination, illustrée par la double allitération et assonance, est un exemple de poésie réaliste.
samedi 31 août 2013
Le prochain film par Bakchich
La partie intime féminine de la rédaction (composée de 2 individus) souhaite
qu'on l'écoute pour une fois, bordel, qu'on parle sérieusement, marre des
vannes pourries qui nous empêchent de nous engueuler.
Dans cet esprit de contradiction, on va parler de cinéma.
Le prochain film de René Féret, vu le 29 août 2013 aux Cinq Caumartin raconte la vie des gens du cinéma. Pourquoi pas, en signe de respect pour les potes qui font du cinéma, on ne défoncera pas cette œuvre (qui d’autant plus est assez rigolottement montée).
En revanche, notre slogan étant « la complaisance est impardonnable », il va falloir qu’on la contourne cette devise inapplicable en société…Donc disons, que c’est un film pour et par le gens du cinéma, comme il existe des films sur les chtis, les mineurs, les infirmières, les prostituées, les propriétaires de bar, les chauffeurs de taxi (dans cet ordre).
Je défis donc le monde (misanthrope au petit matin, envahisseur de la Pologne en fin de journée ) à me trouver une profession qui n’a jamais fait objet d’un film.
Dans cet esprit de contradiction, on va parler de cinéma.
Le prochain film de René Féret, vu le 29 août 2013 aux Cinq Caumartin raconte la vie des gens du cinéma. Pourquoi pas, en signe de respect pour les potes qui font du cinéma, on ne défoncera pas cette œuvre (qui d’autant plus est assez rigolottement montée).
En revanche, notre slogan étant « la complaisance est impardonnable », il va falloir qu’on la contourne cette devise inapplicable en société…Donc disons, que c’est un film pour et par le gens du cinéma, comme il existe des films sur les chtis, les mineurs, les infirmières, les prostituées, les propriétaires de bar, les chauffeurs de taxi (dans cet ordre).
Je défis donc le monde (misanthrope au petit matin, envahisseur de la Pologne en fin de journée ) à me trouver une profession qui n’a jamais fait objet d’un film.
Billet de dénonciation
Alabama Monroe de Felix Van Groeningen vu le 30/08/2013 au MK2 quai de seine, un film flamand rose qui semble réalisé pour mon acolyte mâle bakchichien, car:
a) la comédienne n'est personne d'autre que son ex-femme (du rédacteur, eh oui, le bakchichien.
b) le film fait penser au Turkish delight de Paul Verhoeven projeté par lhommequivoulaittuernotrerédacteur, lui aussi mi-néerlandais lors d'un KinoClub.
c) l'extrait ci-dessous réveille bien:
jeudi 29 août 2013
Sévices rendus aux hommes et femmes politiques
Bakchich d'humeur© a décidé conjointement avec le réseau international œuvrant pour la paix et la poésie réaliste, de porter atteinte aux femmes et hommes de gauche et de droite, extrêmophiles inclus, dans leur lutte contre les sévices qu'une société planifiée leur fait subir.
Bien que le passé se soit retourné contre eux et qu'ils soient acculés à copuler désormais dans le même ventre parlementaire où tout parti, ainsi que tout genre, se retrouvent interchangeables si bien qu'ils subiront tous le même sort, Bakchich d'Humeur©, qui a toujours défendu la cause des députés de la chambre improstituée, estime être en son devoir de remettre sur le trottoir de la vie politique ses membres amputés.
Dès lors, à une époque où la guillotine est coutume révolue, Bakchich d'humeur nostalgique, et son réseau international œuvrant pour la paix entre les peuples, jugent inacceptable la poursuite de la situation actuelle : il est attendu moins de pudeur lorsque les têtes viennent à tomber est le vœu qui ressort de nos discussions.
En vue de l'exaucer, un éventail de lois, agité par une conscience supérieure injoignable au téléphone, entre en application : les parties fines entre parlementaires et lobbys ne se feront plus au vestibule de l'Assemblée Nationale mais dans son hémicycle, face caméra. Cette partie est appelée : starification spectaculaire.
La deuxième partie, ici composée amoureusement par le réseau de poésie réaliste, et à laquelle Bd'h© associe son zèle, rappelle que les partis politiques inscrits au registre du cochon équitable doivent adopter dans les plus brefs délais un nouvel et unique acronyme déjà voté par la plèbe : UMPPSFNLCRPCFFdG. Si, par mesquinerie, l'orthographe et la casse des lettres ne seraient pas respectés dans les documents officiels destinés à une plèbe attentive (...), une peine inflexible d'une année à 35 heures de sévices hebdomadaires sera prononcée à l'encontre du contrevenant.
Dans tous les cas, les députés de l'UMPPSFNLCRPCFFdG, qui reçoivent le soutien psychologique d'une bouteille d'eau Volvic 50cl, apposent leur signature, paraphent le document avec la mention : "source teintée république", et obtiennent la nationalité allemande.
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Erratum : (quant au doute du déficit)
Suite au visionnage ce jeudi 29 août d'un document diffusé par La Chaine Parlementaire (LCP) et portant sur la Françafrique, la rédaction offre un délai supplémentaire d'une semaine aux hommes et femmes politiques pour finir leur bouteille de Volvic. Bd'h prend acte des derniers mots de l'ultime phrase du documentaire : "... blabla-les-éléphants-blancs-et-pompe-afrique-et-le-bazar-là-bas de la Françafrique, de qui les politiques sont devenus les représentants attentionnés."
Que la prose orwellienne s'infiltre à la rédaction de l'antenne télévisuelle du Parlement ne peut que satisfaire, au reste pour une semaine, l'appétit de notre rédaction à nous, et ainsi unifier les rédactions du cheptel global.
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Erratum : (quant au doute du déficit)
Suite au visionnage ce jeudi 29 août d'un document diffusé par La Chaine Parlementaire (LCP) et portant sur la Françafrique, la rédaction offre un délai supplémentaire d'une semaine aux hommes et femmes politiques pour finir leur bouteille de Volvic. Bd'h prend acte des derniers mots de l'ultime phrase du documentaire : "... blabla-les-éléphants-blancs-et-pompe-afrique-et-le-bazar-là-bas de la Françafrique, de qui les politiques sont devenus les représentants attentionnés."
Que la prose orwellienne s'infiltre à la rédaction de l'antenne télévisuelle du Parlement ne peut que satisfaire, au reste pour une semaine, l'appétit de notre rédaction à nous, et ainsi unifier les rédactions du cheptel global.
Communiqué de presse
Bakchich vient de décider unilatéralement de s’exprimer à propos de la situation
européenne et des décisions qu’elle requiert.
Pour l’essentiel, la thèse de Bakchich est que la crise de
l’euro est liée aux «âneries» des États de l'Est et surtout du Sud que peinent à rattraper
les États «économes».
De plus, nous déplorons l’incapacité de tous les États de la CE (mis en concurrence
par des audacieux spéculateurs) à participer positivement au jeu des marchés et aux soirées "coq-champ-cu" de ces derniers.
C’est pourquoi il n’y aura pas de sortie de crise si
l’Europe ne se décide pas à «franchir le pas vers un bel inconnu».
La nécessaire concurrence du plagiat déloyal
Compte rendu de séance :
Sans parler des chinois ni de Bernard Henri Lévy, il est envisageable, possible, ou fortuit, de se soustraire à l'éthique de notre monde économique globalisé.
Les chinois et Bernard Henri Lévy fabriquent des produits qui existent déjà, donc double vé double vé double vé Bakchich d'Humeur point europe intime à ses lecteurs le caractère universel et systémique du plagiat.
L'autorité parlementaire constituée des chinois et de Bernard Henri Lévy s'est joint à double vé double vé double vé Bakchich point org afin de protester, en toute loyauté, contre la calomnie.
À cela, notre rédaction se propose d'appuyer double vé double vé double vé Bakchich d'Humeur point europe, à savoir lui-même, dans sa décision de dissoudre l'autorité susnommée dans le désordre d'une éthique globalisée. Elle invoque à cet effet une jurisprudence datant des austronautes —lorsque les australopithèques furent déjà des astronautes, soit dans une projection antérieure, c'est-à-dire lorsqu'hier et aujourd'hui se déroulent ensemble— on ne vous apprendra pas la métaphysique.
En tout état de cause, et pour seule délibération, double vé double vé double vé Bakchich point org, s'est vu dégoûté dans sa demande jugée inappropriée et intolérable de suspendre le flux de données de notre site.
Par amendement déshonorant, a été infligé à double vé double vé double vé Bakchich point org, une peine de travaux d'intérêt généreux à effectuer pour la partie adverse.
Éducation
Université des Professions du Journalisme, Licence Algorithme, Camps Pont, 2064 (pas la boite postale sauf si c'est dans l'Aude.)
Choix entr'autres :
I. À travers le référencement : 1 cas de figure, l'autre tenu secret
1. Étude du secret
2. Le cul.
II. De la juxtaposition douteuse et hasardeuse
1. Qu'est-ce que le hasard ?
2. Qu'est-ce qu'un doute ?...
III. Traité de rien, exemple de thèse
1. L'hypnose par les chars
2. Ponctualité chez les évacuateurs précoces
3. Éthique et étiquette
Axe de recherche : la station allongée
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